Visuel piste Bouyouni

Voici un panorama des avantages qu’un futur aéroport de grande capacité / piste longue à Mayotte (site de Bouyouni / Grande‑Terre), souvent évoqué, pourrait apporter spécialement au secteur Centre‑Ouest de Mayotte (communauté de communes du Centre‑Ouest, abrégé 3CO), avec les données et réflexions disponibles.
Contexte
- Actuellement l’aéroport international de Mayotte est l’aéroport Marcel‐Henry à Pamandzi (Petite‑Terre). Sa piste (≈ 1930 m) ne permet pas le plein de charge de nombreux gros porteurs, ce qui oblige parfois à des escales techniques, ce qui rallonge les temps de vol.
- Le projet de piste longue/notion d’un nouvel aéroport implique notamment le site de Bouyouni / M’Tsangamouji en Grande‑Terre.
- Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de désenclavement, de renforcement de la desserte aérienne internationale, et de développement économique/logistique en lien avec le port de Longoni.
Avantages pour le secteur Centre‑Ouest
Voici les bénéfices que ce type d’infrastructure pourrait générer pour le secteur Centre‑Ouest (communes comme Tsingoni, Chiconi, M’Tsangamouji, Sada, Ouangani) :
- Accessibilité améliorée
- Si l’aéroport est sur Grande‑Terre, plus proche géographiquement que Pamandzi pour les habitants du Centre‑Ouest, cela réduirait les temps de trajet (route + traversée maritime si besoin), ce qui rendrait les déplacements moins coûteux, plus rapides.
- Meilleure liaison intérieure → amélioration de la continuité territoriale pour le Centre‑Ouest.
- Coût des billets potentiellement plus faible
- Une piste longue permettrait l’arrivée de gros porteurs en direct depuis la métropole sans escale, ce qui pourrait réduire les coûts (moins de stop intermédiaire, logistique moins compliquée).
- Plus de concurrence possible entre compagnies aériennes, ce qui pourrait faire baisser les tarifs.
- Dynamisation économique
- Meilleures possibilités pour le transport de marchandises : export, import, approvisionnement moins coûteux, meilleure capacité pour les entreprises locales du Centre‑Ouest à accéder à des marchés extérieurs.
- Attirer des activités liées à la logistique, au transit, à l’aviation, voire des activités industrielles ou de service qui bénéficient de la proximité d’un aéroport international.
- Tourisme et attractivité
- Un aéroport international de grande capacité facilite les arrivées directes de touristes. Le Centre‑Ouest, s’il dispose d’offre touristique (plages, nature, culture), pourrait bénéficier d’un afflux accru.
- Augmentation de l’attractivité du territoire pour les investisseurs, les entreprises, les établissements de formation (université, professionnels).
- Effets sur l’emploi
- Création d’emplois directs liés à l’aéroport (construction, exploitation, maintenance) mais aussi indirects : hôtellerie, restauration, transport, commerce, etc., potentiellement dans les communes du Centre‑Ouest.
- Opportunités pour les petites entreprises de croissance ou de diversification, par exemple dans les services aux voyageurs, le commerce de proximité, etc.
- Environnement / durabilité (relatif)
- Le site Bouyouni est mentionné comme alternatif plus favorable sur plusieurs critères environnementaux (réduction des nuisances sonores, meilleure intégration dans le paysage, contraintes moindres quant aux risques naturels) par rapport au site de Pamandzi.
- Permet de limiter certaines contraintes actuelles dues à l’aéroport existant : submersions, montée des eaux, contraintes de topographie et d’obstacles à Pamandzi.
- Synergie avec le port de Longoni
- Le nouvel aéroport pourrait s’inscrire dans une plateforme logistique conjointe avec le port de Longoni, renforçant le pôle Grand‑Est / Nord‑Ouest en termes de logistique régionale.
- Pour le Centre‑Ouest, cela pourrait faciliter l’accès aux flux maritimes + aériens, réduire les délais et coûts d’import/export.
Limites et défis à considérer
Pour être complet, il y a aussi des contraintes/défis qu’il faudra gérer, notamment pour le Centre‑Ouest :
- Coûts de construction élevés (infrastructures, routes d’accès, liaison au réseau routier, aménagements environnants).
- Impact sur les terres agricoles ou zones sensibles écologiquement, notamment en Grande‑Terre. Il faudra des mesures de compensation.
- Besoin d’infrastructures routières de bonne qualité pour relier le Centre‑Ouest à l’aéroport : sans cela, l’avantage est moins important.
- Risques liés aux aléas naturels (climat, sismicité, volcanisme) qui doivent être pris en compte dans le choix du site et les normes de construction.
